Indicateur 33 : faire évaluer les enseignements par les apprentis sans en faire une usine à questionnaires

Le nouvel indicateur impose un dispositif distinct de l'enquête de satisfaction, partagé avec les équipes pédagogiques. La question n'est pas l'outil. C'est le taux de réponse.

Écran de téléphone montrant une enquête de trois questions envoyée à un apprenti pendant sa période en entreprise
Écran de téléphone montrant une enquête de trois questions envoyée à un apprenti pendant sa période en entreprise

Le décret n° 2026-728 crée, pour les seuls CFA, un trente-troisième indicateur. Il devient opposable en audit à partir du 1er novembre 2026.

Le prestataire met en place un dispositif d’évaluation des contenus et des enseignements par les apprenants, distinct du recueil général de satisfaction, dont les résultats sont partagés avec les équipes pédagogiques, donnent lieu à une démarche d’amélioration continue formalisée, et dont l’efficacité est mesurée périodiquement.

Quatre exigences dans une phrase.

1. Distinct de la satisfaction

L’enquête de fin de formation qui demande si le jeune est content ne suffit plus. Il faut interroger les contenus et les enseignements : ce module vous a-t-il servi en entreprise, le rythme était-il tenable, qu’est-ce qui manquait. Par UFA, par formation, par période.

2. Partagé avec les équipes

Les résultats doivent revenir aux formateurs. Pas dans un rapport annuel. À un niveau où chaque équipe voit ce que ses apprentis ont dit de ses cours. C’est là que le sujet devient sensible, et c’est là qu’il faut de la méthode : restituer par formation, pas par personne, et le faire régulièrement pour que ce soit banal.

3. Une amélioration formalisée

Un plan d’action daté, avec un responsable, et une trace de ce qui a été changé. Le référentiel Éduform le demande déjà à ses indicateurs 4 et 6. Les CFA académiques ont une longueur d’avance.

4. Une efficacité mesurée

Mesurer l’efficacité du dispositif, c’est d’abord mesurer si les jeunes répondent. Un questionnaire envoyé par mail à des apprentis en entreprise plafonne à des taux de réponse faibles. Sans réponses, pas de résultats, pas de partage, pas d’amélioration, pas de preuve. Toute la chaîne dépend de la première marche.

Le taux de réponse est le vrai sujet

Sur un déploiement en production que nous suivons, le taux de réponse aux enquêtes envoyées dans l’application, sur le téléphone du jeune, est de 89,8 % (voir la page Résultats). Ce n’est pas la qualité des questions qui explique l’écart avec un envoi par mail. C’est le canal, la longueur et le moment.

Choix Ce qui fait la différence
Canal Le téléphone du jeune, pas sa boîte mail
Longueur Trois à cinq questions, pas vingt
Moment Pendant la période en entreprise qui suit la période en centre
Restitution Par formation, à chaque retour, aux équipes
Trace Plan d’action trimestriel tenu dans le même outil que les réponses

Le taux de réponse en première ligne du tableau de bord, parce que c’est lui que l’auditeur regardera pour juger de l’efficacité.

Ce dispositif alimente aussi le conseil de perfectionnement, dont l’indicateur 20 révisé exige la participation des apprentis. Deux indicateurs, un seul flux de données.

Sources : décret n° 2026-728 du 1er août 2026, indicateurs 20 et 33 ; référentiel qualité support du label Éduform, BO n° 2 du 9 janvier 2020, indicateurs 4 et 6 ; cfaconnect.fr/resultats.

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